La Justesse, extraits – « Ma renversante nuit »

Bonjour !

Voici l’épisode 2 d’une série de petits extraits du livre que je concocte. C’est un projet que j’appelle « La Justesse », parce que j’y partage mon cheminement en quête de justesse. D’alignement.

Dans cette transmission par l’écriture, mon intention est de permettre à chacun de devenir plus pleinement créateur de la vie qu’il souhaite profondément vivre. Je raconte mes premiers petits pas, mes étapes, mes questionnements et doutes, mes expérimentations. Et puis je partage des outils et éclairages de Coaching.

Écrire un livre, je trouve que c’est sacrément exigeant. Et que c’est looooong. Ça me prend un temps fou. Alors, dans la team Oddes, on s’est dit que j’allais tout de suite commencer à en partager des morceaux.

Alors c’est parti ! Dans le chapitre « La Genèse », je raconte le déclic qui m’a amenée à changer complètement de vie.

Août 2014. J’ai 28 ans. Je suis avec Benjamin et Julie, deux amis de lycée. Nous faisons un road-trip en Ecosse, sur des îles très vertes peuplées de moutons, parsemées de distilleries de whisky, arrosées de pluies.

Cette nuit-là, sur l’île d’Arran ou Islay, je ne sais plus bien, nous avions trouvé refuge auprès d’une Ecossaise qui proposait une aventure particulière : dormir dans une « riverside caravan ». C’était une sorte de mobile-home très grand, qui ne bouge pas, situé dans les champs, au bord d’une rivière. Absolument dépaysant.

Et voici l’histoire de ma renversante nuit.

Il est 23h ou minuit, je suis dans mon petit lit, dans ma petite chambre, minuscule mais bien agencée, surtout très kitch. On dirait une chambre de poupée.

Et cette nuit-là, je ne trouve pas le sommeil.

Alors, je me mets à penser au futur. A mon futur, à la Vie que je veux avoir. Aux prochaines étapes professionnelles surtout.

Et à l’orée de cette nuit-là, ce qui me tombe dessus, c’est une prise de conscience foudroyante.

Dans ce lieu qui ne m’est pas familier, dans cet espace-temps nocturne qui m’arrache aux canaux habituels de la pensée rationnelle et logique, je porte toute mon attention sur le futur de ma vie professionnelle.

D’abord, mon esprit amène la vision familière de ce poste de Responsable RH ou Responsable Recrutement dans une capitale américaine ou asiatique.

Mais soudain, une vérité nouvelle m’apparaît. C’est une voix intérieure.

« Julia, tu ne seras jamais heureuse et épanouie dans ce rôle, ce métier. Tu te mens à toi-même, parce que c’est confortable. »

En ces instants, ce n’est pas seulement ma tête qui travaille à cette prise de conscience. Je ressens quelque chose de très étrange : tout mon corps est mobilisé, engagé dans ce qui me traverse. Je sens une énergie étrange qui est présente et me parcourt tout entière, je ressens plein d’émotions. C’est très intense. Je sens que mon cœur, ma respiration, n’ont pas leur rythme habituel.

L’image qui me vient, à ce moment-là, je m’en souviens très bien. C’est celle d’un animal traqué, face à un mur, pris au piège devant les phares éblouissants d’une voiture. Un lapin. Les yeux écarquillés. Paralysé.

Je me sens en effet face à un mur. Puisque ce futur que j’imaginais, que j’avais intronisé pour ma suite de vie, ce futur facile et rassurant, n’est plus une possibilité. Alors que faire ? Je me sens prise de panique. Un monde de certitude et de stabilité s’effondre. Plus rien ne me soutient.

C’est alors que se met en route un processus incontrôlé.

Une impulsion de vie très forte se met à s’exprimer à travers moi. Je me sens guidée étape par étape sur un chemin nouveau. Je fonctionne par questions et réponses avec moi-même. Je ne cherche même pas à comprendre ce qui se passe.

« Ok, si ce que tu avais imaginé n’est plus possible, quelles sont les autres possibilités ? »

Je pense aux autres pistes – évoquées précédemment – que j’ai explorées, que je veux écarter.

« Non, je ne vois pas. »

C’est le milieu de la nuit. Je suis allongée dans mon lit, dans mes draps, dans le noir, j’ai chaud, j’ai l’impression d’avoir bu dix cafés.

« Ok, alors maintenant, demande-toi : qu’est-ce que tu veux vraiment ? »

Là, c’est une question vraiment très intéressante. Parce que jamais je ne me la suis posée de cette façon. Si ouverte, et sans limites.

« Ainsi, il m’est possible de me demander ce que je désire profondément ? »

Il semble que oui.

« Mmmmm. Qu’est-ce que je veux ? »

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